Sommet

Après une tournée triomphale en France et en Belgique, Vince et les Play-Boys sont au programme d'un club très sélect de Pigalle, du 24 Avril au 26 Mai 62 : Les Folies Pigalle où ils inaugurent une revue qui connaîtra un succès retentissant: "Twist appeal" où "L'érotisme au 20ème siècle". Un show de deux heures.

Vince et les Play-Boys dans de mini sketches y chantent les grands standards du rock, entourés de filles magnifiques, le tout mis en scène par Nicolas Bataille. Les photos que Jean-Louis Rancurel a fait de cette revue sont sublimes. Les Chats Sauvages, entre autres groupes français de l'époque, remplaceront Vince qui doit partir en tournée pour l'été, tant le spectacle des Folies Pigalle est prolongé.

 

Vince et les filles des Folies-Pigalle photo x

Tony Harvey (gt) - Bob Steel ( gt ) photo Jean-Louis rancurel -Bob Lampard

Ses relations pourtant si fantastiques avec les Play-Boys sur scène, se dégradent vitesse grand V dès qu'ils en sortent, et ceux-çi décident de prendre leurs distances vis-à-vis d'un chanteur par trop caractériel, aux sautes d'humeur incontrôlables. Il faut admettre que depuis fin 59 et surtout début 60 où la formation s'est stabilisée, les esprits ont été mis à dure épreuve. La vie de groupe s'arrête rarement juste après les concerts et continue bien souvent pendant les 20 heures qui les suivent.


Rupture

Ecrasés par cette promiscuité incontournable et typique d'une vie de groupe - ceux qui ne l'ont pas vécue ne peuvent l'imaginer - les Play-Boys "explosent". Bob Steel part chez Claude François, Alain Le Claire rentre à Londres,Bobbie part en vacances, Tony Harvey et John Vance décident de poursuivre la carrière discographique des Play-Boys, avec d'autres musiciens. Vince, pendant ce temps, file le parfait amour sur la côte d'azur avec sa nouvelle conquète, le top model : Hélène April.

Après cette gloire éphémère d'une année, Vince est en très mauvaise posture.Les engagements ne manquent pas et c'est maintenant vêtu de cuir blanc qu'il se produit, accompagné par le groupe anglais les Dragons (qui travaillèrent aussi avec Gene Vincent), partout où on veut l'accueillir, présentant toujours ses musiciens comme étant les Play-Boys.

Barclay l'a abandonné et a donc cessé de le financer. Il ne doit plus compter que sur lui-même et sur l'aide de sa compagne, Hélène April.

En Automne 1963, les magazines Bonjour les Amis et Disco-Revue déclenchent une véritable campagne de soutien pour Vince, incitant leurs lecteurs à écrire massivement chez Barclay afin de témoigner de leur volonté de voir "l'Idole délaissée" ou "le mal aimé du vrai rock" enregistrer à nouveau. Cette solidarité convainc Barclay de redonner une nouvelle chance à Vince.

En février 64, paraît le fantastique EP tant attendu. Une version de Memphis Tennessee à couper le souffle ainsi qu'une extraordinaire version du Shot of Rythm and Blues de ArthurAlexander. La pochette du disque créditera de mystérieux New Play-Boys, qui sont en réalité, et sous le sceau du secret: Joey Greco et Claude Djaoui aux guitares, Ralph Di Pietro à la basse et toujours l'inégalable Bobbie Clarke, tous en contrat d'exclusivité pour l'orchestre de Johnny Hallyday, sous le nom de Joe et les Showmen.

Quelque temps après l'incorporation sous les drapeaux de Johnny, alors que les Showmen sont dissous et que Joe Greco est reparti pour les U S A, Bobbie Clarke remonte "son" groupe: le Bobbie Clarke Noise.

A la guitare, un jeune ecossais: Ralph Danks, à la basse le très spectaculaire bassiste des Strangers: Alan Bugby.
Le groupe est complété ensuite à la guitare rythmique par Johnny Taylor, chanteur des Strangers. On y voit aussi un garçon au surnom de "Stash", percussionniste(?…) s'évertuer à frapper avec de gros problèmes rythmiques maracas, ou tambourin, mais il est "un ami fidèle et un confident précieux" de Vince (ceçi explique cela.......).

Embellie

Managé par Jean-Claude Camus (déjà lui…), le groupe tourne discrètement en province afin de préparer un nouveau tour de chant. L'apogée de cette nouvelle formation fut atteinte le jour où Vince Taylor et le Bobbie Clarke Noise assurèrent à l'Olympia la première partie des Rolling Stones venus pour la première fois en France. Ils y firent un triomphe, ce qui pour le moins se révèle être un véritable exploit.

Alan Bugby (bss)- Ivan Jullien ( trpt) photo Jean-Louis Rancurel & Bob Lampard

Sommaire
BIO N° 3 Les Play-Boys
Disco.Anglaise
Disco.Française

© Copyright BNC 2000 et tous droits reservés